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Jazz Liberatorz, les libérateurs du jazz
Par antichambre dans Interviews le 7 Avril 2010 à 12:54Se dévoilant de plus en plus comme une référence incontestable avec un son propre et particulier, formant un véritable pont entre tradition jazz et modernité via le Hip-Hop, les Jazz Liberatorz n’ont rien à envier à leurs cousins ricains quant la qualité des instrus. La traduction française « les libérateurs du jazz » ne seraient pas une usurpation pour ce trio de beatmakers originaires de Meaux Town (région parisienne), si l’on considère qu’ils libèrent quelque part une partie du jazz qui a été oublié, que ce soit en termes musicaux ou tout simplement en terme d’approche de la musique…
Inspirés par le fameux label seventies de jazz-fusion Black jazz, seventies, jusqu’au graphisme des pochettes avec les photos des artistes, le cadre N&B…, ils ont commencé tranquillement quelques maxis ayant comme point commun de faire participer des rappeurs américains peu connus médiatiquement mais avec une forte notoriété « Hip-Hopesque » : Fat Lip (ex-Pharcyde), Wildchild (Lootpack), Madlib, sans oublier le premier de la série, peut-être le meilleur, « What’s real » avec Aloe Blacc… Avant de préparer un premier album bourré de « clins d’œil » en 2008, magnifique première pièce avec une fois de plus un listing impressionnant au niveau qualitatif (Raashan Ahmad, J-Live, Buckshot, Asheru, Sadat X, Lizz Fields, T-Love etc…), suivi juste un an après par « Fruit of the past » qui en plus de rééditer en CD les 5 premiers maxis (qui n’existaient qu’en vinyl) nous offre une pléïade de nouveaux morceaux, dont certaines instrus composées avec leurs section de musiciens (clavier, saxo et flûte notamment). C’est d’ailleurs dans cette configuration qu’ils viennent nous rendre visite au Scarabée le 17 avril 2010, dans le cadre du festival Urban Jam, un an après être venus en DJ set au plan d’eau de Rumilly pour une soirée mémorable. En attendant et pour vous mettre l’eau à la bouche, voici une interview réalisée avec deux des membres du groupe, Dusty et Damage.Par : Wh?ninot : Photos : NHK
Jazz Liberatorz, pourquoi ce nom ?
Damage : Ça s’est décidé un soir après quelques beats engendrés par nos bécanes, on était tous les trois, autour du bac à vinyls, c’était l’heure de l’apéro je crois ; on s’est posé, on s’est dit « Tiens on va essayer de se trouver un blaze », j’avais un album « Soul Liberation » à mes pieds, « Soul Liberatorz » ne nous plaisait pas, et puis « Jazz Liberatorz » est arrivé un peu spontanément, le diminutif « Jazz Lib » passait bien aussi, c’est allé très vite, en 5 mn ; on s’est dit qu’on allait garder ça ; puis on a cherché aussi l’étymologie du terme, parce qu’au départ c’était plus phonétique qu’autre chose, et en fait c’est vrai qu’on pille allègrement les disques de jazz depuis longtemps. Et puis le côté un peu formatage du jazz, parce qu’à un moment en France c’était réservé à une élite, alors que c’est une musique qui venait de la rue, des tripes et du cœur, ça nous faisait plaisir de le libérer, de le rendre à la rue via le Hip-Hop, c’était ça l’idée première ; après tu as effectivement la vision « jazz » dans l’argot américain propre, qui est un truc un peu barré, décalé, fou…c’est difficile à traduire vraiment le terme en français. Libérer la folie ça nous plaisait aussi, je crois qu’on est tous un peu fou pour faire ce qu’on fait là…

Les noms d’album ont aussi leurs significations, comme « Clin d’œil », « Fruit of the past », pourquoi avoir choisi ces noms ?
Damage : Pour « Clin d’œil » c’était quand même par rapport à nos futurs détracteurs et Dieu sait qu’ils sont nombreux… On est un groupe de beatmakers Français, on ne bosse qu’avec des ricains, on fait un son qui s’apparente grave à celui que font les ricains, donc pour contrer dans les interviews ce genre de propos on s’est dit qu’on allait donner un titre français à notre album… Et puis surtout cet album est un vrai clin d’œil à toutes les musiques qu’on a bouffé, tous autant qu’on est. On s’est quand même fait des petits plaisirs à aller récupérer des gens comme Buckshot, Sadat X qui nous ont fait plaisir à l’époque des nineties.Dusty : Pour « Fruit of the past », comme son nom l’indique, ce sont les fruits du passé… C’est tous nos anciens morceaux qu’on a sortis depuis 2003, qui n’ont eu que des apparitions vinyles en fait et donc c’était l’occasion de rappeler aux gens qui nous ont découvert sur « Clin d’œil » qu’on a fait d’autres trucs avant, et donc on leur donne en CD, tout simplement.
Comment présenteriez-vous un live de Jazz Lib, avec les musiciens ?
Dusty : C’est du Hip-Hop – jazzy – funky – soul, avec du pur Hip-Hop de la base, les ryhtmiques sortent des machines, elles ne viennent pas d’un batteur, il y a le DJ qui tape des beats et fait des scratchs, pour moi c’est purement Hip-Hop, et les musiciens viennent s’ajouter sur les morceaux Jazz Lib, à défaut de MC car sur notre album il y a trop de personnes différentes difficiles à réunir sur une même scène… Donc on essaie de donner un petit concept un peu instrumental de notre album en fait.

Comment travaillez-vous avec vos musiciens ? Est-ce que vous composez ensemble, est-ce que vous samplez leurs boucles ?
Dusty : On ne sample pas nos musiciens : on bosse nos morceaux chez nous, on sample dans des disques de jazz, de rare groove, peu importe, tout ce qui nous fait un peu kiffer, un peu vibrer et on monte des bases avec tous ces samples qu’on a pris sur des disques et ensuite on invite des musiciens à rajouter leurs vibes en plus de ce qu’on a rajouté avec les samples ; ils réintègrent leurs instruments à ces petites mélodies qu’on a construites.
Est-il déjà arrivé qu’ils vous proposent une mélodie ?
Dusty : Non on ne travaille pas comme ça. Nous à la base on est vraiment des beatmakers, dans le délire à l’ancienne, ça sample du skeud, du bon vieux son, c’est comme ça qu’on fonctionne et c’est comme ça qu’on aime fonctionner aussi.
Quand on écoute votre album on a l’impression d’entendre de vraies batteries, pour les rythmiques avez-vous samplé de vraies batteries ?
Damage : en termes de rythmiques, elles sont pour la plupart générées par Dusty ; on a fait quelques prises de batteries réelles, on a gardé quelques overhead notamment sur le morceau « Ease my mind » avec une partie des Pharcyde, derrière tu as comme un breakbeat, ce sont les overhead, des constructions de certaines parties d’overhead, un peu comme des breakbeats, pour appuyer un peu la rythmique et la faire bouger un peu. Sinon, sur « Quîdar » c’est une base rythmique avec une basse et après édulcoration avec les musiciens. Tu parlais de sampler les musiciens, on en les sample pas réellement, sur « Quidar » il y a une reconstruction de ce qui avait été fait en phrasé parce qu’il y avait beaucoup de parties qui étaient freestyle, donc on a essayé de recomposer le morceau tout en gardant quand même l’esprit « free » du morceau ; effectivement c’est une manière de sampler les musiciens, sinon globalement en terme de rythmiques tout est généré des machines à partir de patterns de ryhmiques qui sont soit électroniques ou souvent empilées comme beaucoup, en fait, avec un son analogique derrière et un peu d’effets pour donner une couleur une richesse pour avoir un équilibre de batterie pour qu’elle soit accordée à notre sample. Mais en fait, à la base, plus de 2/3 de l’album « Clin d’œil » est généré à partir de samples.
Quel matériel utilisez-vous, quel sampler affectionnez-vous le plus ?
Dusty : J’aime bien travailler avec mon Ensoniq ASR10 et depuis peu je me suis mis à bosser avec Live Ableton, et je découvre, c’est cool, mais il n’y a pas le grain du sampler donc il faut mélanger et le live et l’ASR10, mais mon sampler de prédilection c’est l’ASR10.Damage : Quant à Mahdi et moi on bosse avec un séquenceur, Cubase, on est relayé à un sampler, c’est un 6400 E-mu, et c’est notre méthode de boulot mais après effectivement, ça bricole un peu dans le Pro-Tools et tout ça, c’est un truc qu’on a appris au fur et à mesure avec notre ingé-son, mais le truc c’est qu’on gardera toujours un peu cette combinaison méthode à l’ancienne qui te fige un peu dans tes découpes, mais dans la créativité c’est peut-être différent. Après, trop de facilité engendre l’oisiveté, et maintenant on a beaucoup de facilités avec les machines, il ne faut pas non plus être réfractaire à l’avancée technologique des machines et savoir se servir de tout ça comme de bons outils auxiliaires à ta méthode de travail qui est un peu rétrograde par rapport à tout ce qu’on peut faire maintenant. Mais il y aura toujours un peu de méthode à l’ancienne pour avoir ce son-là, parce que c’est à mon sens ce qui va faire perdurer l’esprit de ce qu’on fait actuellement.
Comment avez-vous pu réunir autant de featurings intéressants, autant en qualité qu’en quantité ?
Damage : ça s’est fait petit à petit ; je te dirais franchement que le premier maxi, la collaboration d’Aloe Blacc, ça s’est fait par le truchement de quelqu’un qui l’avait amené à Paris pour faire un concert, au Batofar je crois à l’époque, moi je faisais encore l’émission de radio, il m’a dit « Tiens ça vous intéresserait de bosser avec un rappeur ricain ? » On s’est dit pourquoi pas, en plus on aimait bien le groupe Emanon qu’il formait avec Exile, on est allé soumettre ça à Faster Jay qui tient le label Kif et qui m’a dit après une semaine de réflexion « Allez on y va ». Tout s’est fait petit à petit avec la venue de ces artistes en France ou en Europe, qu’on allait chercher s’ils n’étaient pas sur le territoire français. Après, la moitié de l’album « Clin d’œil » s’est faite à distance, via le net ; on était presque dictatoriaux dans le côté artistique, puisqu’on ne proposait qu’un seul morceau, une instru sur laquelle généralement on avait déjà essayé de poser une accapella de l’artiste à qui on soumettait l’instru en question (…) ; ça s’est fait au feeling, naturellement ; on a aussi eu une chance inouïe, car sur la partie à distance on n’a pas eu de déchet ou de gros mots, car à distance tu ne peux pas trop savoir ce qui va se passer, tu ne peux pas savoir comment la personne en face va interpréter ton truc, et on n’a pas eu de déconvenue, mais en même temps on était face à des gens qui avaient beaucoup de talent. On en prenait pas trop de risque non plus.

Parce qu’il y a aussi un point commun à tous, les interludes avant chaque morceau où chacun donne sa définition du jazz et du Hip-Hop, comment les avez-vous guidés ?
Dusty : C’est super simple, ils sont venus faire le morceau, le seul truc qu’on a exigé c’est cette petite interlude, on voulait juste qu’ils nous parlent du jazz dans leur vie, dans leur musique, comment ils l’ont découvert, l’approche avec cette musique, puis tous nous ont lâché leurs vibes par rapport à ça. C’est tout simple.
Même si vous ne leur aviez pas demandé, est-ce qu’ils ont dirigé leurs textes dans ce sens aussi, très jazz, retour aux sources, quel lien on peut faire entre chaque morceau ?
Damage : il y a une partie des feats qui ont fait soit un clin d’œil au jazz, au hip-Hop à travers leurs textes, qui en ont fait un leitmotiv sur l’ensemble du morceau, et d’autres qui sont complètement hors-champ. L’interlude était notre seule « exigence », mais il faut avouer le crime, c’est qu’on est un grand groupe d’interludes devant l’éternel… Tu fait des beats, tu les fais tourner sur 2, 4 mesures, tu les découpes un peu tu les retournes, après tu n’avances plus dessus, ça reste en bécane, puis ça a quand même de la gueule, et puis tu te dis qu’au lieu de les laisser crever en bécane autant s’en servir d’interludes, il y a même des petits tracks qui auraient pu être des morceaux à part entière, c’est le côté aussi DJ qui quand il achète un album aime bien en avoir un maximum pour le pognon qu’il lâche, donc on a essayé de remplir toutes les plages avec quelque chose qui semblait cohérent et pas trop mal foutu, d’où l’idée des interludes, c’est parti de là.

De toutes ces personnes que vous avez rencontrées, quelle est la collaboration qui a été la plus intéressante ou la plus enrichissante ou qui vous la plus plu, tout simplement, où vous avez bien kiffé la session ?
Damage : il y a pas mal d’anecdotes avec beaucoup d’entre eux. C’est difficile de nommer quelqu’un en tête de gondole par rapport à toutes nos collaborations ; le regret c’est les gens avec qui on a bossé à distance, qu’on aurait aimé rencontrer de visu. On a rencontré Stacy Epps après le morceau par exemple. Il y a des gens plutôt calmes, d’autres, pas distants mais qui sont dans leur petite bulle, d’autres sont complètement rock’n roll, d’autres plus ghetto dans l’attitude, même si ce ne sont pas des gros méchants… Après ce sont des moments, des regards, des vibes, des phrases, je t’avouerai que le contact avec Buckshot m’a fait kiffer, parce que je traînais un peu à Broklyn à une époque et avoir Buckshot en face de nous alors que je ne l’avais vu que de loin à l’époque, qu’il nous ait posé un morceau c’était un petit kif, d’ailleurs pour l’ensemble de l’équipe car tout le monde a bouffé du Blackmoon à foison chez nous, écouter le bonhomme qui se raconte facilement, qui te fait revivre Brooklyn, c’est assez sympa, ça ma plu personnellement. Un bonhomme comme Sadat X qui a une grande carrière derrière lui qui était dans des situations de vie plus que contraignantes voire même tragiques aurait pu se conduire comme un ours, poser son truc et se barrer, en fait le mec a quand même été super fun, donc je trouve que là il y a du métier et chapeau bas ; il n’ y a eu personne avec qui il n’y a pas eu un regard un contact, quelque chose, quoi… Tu en as d’autres très fraternels, Dudley Perkins est quelqu’un de très attachant, aucun n’a une grosse tête ou s’est mal comporté par exemple. Même si au bout d’un moment à force d’enregistrer des gens de qui tu as fait tourner les disques en tant que DJ dans les soirées ou en radio, que tu as un peu sacralisé à une époque de ta vie, ben tu restes admiratif face à la vitesse de travail et la dextérité ; se rendre compte entre nous, une fois que le morceau était fini, que c’était LE featuring qu’il fallait sur le morceau, c’est la petite gloriole personnelle, s’il y a une crise d’égo c’est à ce moment-là, après ça s’arrête.
Avec qui aimeriez-vous collaborer ?
Damage : Il n’y a pas très longtemps je t’aurais donné quelques noms… Mais en fait je m’en fous, maintenant, dans le sens où on ne réfléchit pas le prochain album comme ça ; quand on aura fait plein d’instrus, peut-être que ça viendra ; faut qu’on fasse plein de morceaux, qu’on se concerte et s’autocritique comme on fait d’habitude, à jeter des trucs à remanier etc, et une fois qu’on aura cette cohésion, peut-être qu’on ira chercher des feats. Ce qui me ferait plaisir un jour serait de trouver quelqu’un de frais, qui a un talent de dingue, et le lancer à travers un EP ou un petit album ; ça serait la cerise sur le gâteau par rapport au beatmaking, à mon sens. Avoir LE MC, ce serait pas mal.Dusty : j’aimerais bien faire des trucs avec Q-Tip, ce serait pas mal… Même un mec comme Gil Scott-Heron, ça me ferait kiffer de l’avoir sur un de mes morceaux, même en parlant, juste pour avoir la vibe ; il y a des mecs comme John Robinson aussi que j’aime bien, MF Doom aussi, mais pour l’instant ce n’est que du « J’voudrais », quand on aura fait tous les morceaux, je ne sais pas si ce sera ces MC-là qui seront encore dans ma tête.
Un monde sans vinyl serait-il possible pour vous ?
Dusty : Malheureusement c’est peut-être ce qui risque d’arriver d’ici quelques années ; mais je voudrais que ça reste ; c’est nos petits souvenirs pour plein de références qu’on a à la maison, c’est un kif, c’est la matière, le disque, la forme, c’est tellement kiffant que s’il n’y avait pas ça, je ne sais pas quels sentiments auraient les gens par rapport à la musique ; quand tu sors un vinyl tu le poses sur ta platine et que tu l’écoutes, tu as plus de plaisir que quand tu allumes l’ordinateur, Itune, tu cliques sur le morceau, et au bout d’un moment tu le zappes car tu as 100 Go de son derrière ; alors que le vinyl quand tu le poses, déjà le fait de le sortir du bac et de le poser c’est déjà un petit taf, tu le ranges pas au bout d’un couplet… S’il n’y a plus de vinyl il n’y a plus rien.
Alors comment faire pour conserver ce format ?
Dusty : En en achetant et en arrêtant tout ce qu’il y a autour : le CD, le MP3, si les mecs comme Sony, Philips n’avaient pas essayé de faire avancer la technologie en inventant la K7, le CD, tout ça, je ne pense qu’il y aurait tous ces problèmes-là au niveau de la musique ; ripper un vinyl c’est pas facile…
Est-ce que vous continuez à acheter et fouiller, ou quand même beaucoup moins qu’avant ?
Dusty : Beaucoup moins qu’avant parce qu’on se rend compte que maintenant dans les magasins où on a l’habitude d’acheter des disques il y a moins de trucs intéressants dans les nouvelles sorties, ce n’est plus comme avant… Là tu en as plein partout mais… Je préfère aller acheter des disques pour ma propre collection, aller fouiner en brocante, donc oui ça continue à acheter des disques, mais ça n’achète plus autant régulièrement qu’avant, lde dernier maxi sorti, le dernier truc… Franchement je m’en fous maintenant, ce qui me plaît c’est d’acheter des disques qui me plaisent à moi au fond et pourquoi pas les faire partager avec les sets… Si il y a un truc qui tue même dans les nouvelles sorties, je VEUX l’avoir en vinyl quand même… Après il y a plein de trucs bien, mais tu ne les réécouteras sûrement plus l’année d’après, je préfère rester dans l’optique où j’achète des disques que je pourrai réécouter dans 10 ans.
Comment décririez-vous votre musique ou votre album à un sourd ?
Dusty : Plein de belles images urbaines ensoleillées… Les films de Spike Lee un peu 90’s, toutes ces images, la vision de New York de Spike Lee, ces images… Ma musique, les samples que j’utilise me font beaucoup penser à ça.
Damage : ah ouais ? C’est pas mal… Moi je dirais des berceuses qui te donnent des coups de pied au cul… Il faut que je le mette dans un hamac et que je devienne violent. Nous on est difficilement juges, mais j’imagine qu’avec du recul, pour des albums qui ont le même concept que « Clin d’œil » avec des interludes, ça peut être une petite tranche de vie sonore, comme une bonne mixtape, comme un bouquin, tu peux revenir en arrière, donc essayer de faire comprendre ça à un sourd, par des truchements d’images, des sensations corporelles peut-être pas, mais une berceuse qui te donne un coup de pied au cul c’est un peu ça… Que ce soit les lyrics qui te donnent une pêche à un moment tu vois…Dusty : Ou sinon, le mouvement de la tête ; la façon de bouger la tête ; en regardant mon sourire et ma tête hochée je pense que le sourd peut comprendre comment ça doit couler.
Votre top 5
Dusty : Sugar Bear “Don’t scandalize mine”, le plus gros truc hip-hop de ma vie« We got the jazz », Tribe Called Quest, gros morceau.
Greg Osby, “raisin” avec Ali Shaheed Muhammad, Greg Osby qui est un saxophoniste de jazz qui avait sorti un album en 1994 où il avait invité Ali Shaheed, ils ont fait un très gros morceau, bonne définition du jazz Hip-Hop, le clip est énorme, tout est bien dans ce morceau
Un morceau que j’ai apprécié à sortir, l’édition japonais de l’album de O.C., un morceau avec Pharoah Monch, c’est un morceau qui m’a mis sur le cul….
Et « Umi says » de Mos Def, ce morceau je l’ai trouvé toujours énorme et il tue dessus.
Tags : dusty, damage, jazz lib, interview, jazz liberatorz
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Commentaires

g grav apprecié jaz lib en 2O10 en savoie, viv la hype obsession.jazz lib sera une référence dans quelques années. je les sens bien au festival de jazz à montreux